ChatGPT

Revue de marché

B-R & H Finance - Online / Internal

B-R & H Finance - Online / Internal

B-R & H Finance - Online / Internal

Ca se corse…

Les marchés restent proches de leurs sommets, mais le moteur est de plus en plus concentré : Asie et techno‑IA devant, énergie, Inde et Chine à la traîne, avec Nvidia en juge de paix cette semaine.

Ce qui bouge vraiment

  • En actions, le mois est dominé par la Corée (KOSPI +12.3% MTD) et le Nasdaq 100 (+5.6%), alors que le S&P500 gagne autour de +3% et que le MSCI World avance de +2.5%.

  • L’Europe reste plus contrastée : BEL20 (+2.8%) et SMI (+2.6%) progressent, mais le CAC40 recule (–1.1%) et le Hang Seng (–1.7%) illustre le malaise chinois.

  • Côté matières premières et devises, le Brent (–6.1%), le WTI (–2.8%) et l’or (–0.7%) corrigent, pendant que l’ethereum signe la plus mauvaise performance du tableau (–6.6%).

Gagnants / perdants du mois

  • Le top 10 actions est ultra‑techno : Datadog (+56.9%), Fortinet (+46.4%), SK Hynix (+42.3%), Micron, CrowdStrike, Palo Alto, MediaTek, Cisco et MongoDB entre +29% et +37% MTD.

  • Le bas de tableau rassemble des dossiers qui on déçu au niveau des résultats ou des estimations de croissance : Zoetis (–31.4%), OSI Systems (–26.3%), Herbalife, Amphenol, Boss Energy, Shopify (–16.8%), Under Armour (–15.4%), souvent sur fond de marges sous pression et de consommation plus sélective.

  • Thème fort derrière ces chiffres : les gagnants restent les maillons critiques de l’infrastructure numérique (cybersécurité, data, logiciels de monitoring), les perdants sont plutôt des « anciennes » histoires de croissance ou de consommation.

Data centers : colonne vertébrale de l’IA

  • Le groupe « Data Centres » affiche déjà +48.8% YTD en moyenne (voir tableau ci-deçu), avec Ciena (+121.5%), Marvell (+107.1%) et Vertiv (+98.1%) en tête.

  • S’ajoutent Comfort Systems (+93.2%), Quanta Services (+66.8%), Monolithic Power (+58.0%) ou Schneider Electric (+10.1%), tous exposés à l’alimentation électrique, au refroidissement et aux équipements des centres de données.

  • Le message implicite du marché : l’IA ne se joue plus seulement sur quelques « méga‑caps » logicielles, mais sur toute la chaîne industrielle qui permet de faire tourner les modèles.

Nvidia : le prochain test

  • Nvidia publie mercredi après‑Bourse ; le consensus Reuters/Refinitiv vise un BPA proche de 1.76 Usd et une croissance du bénéfice d’un peu plus de 60% sur un an.

  • Les analystes attendent aussi un nouvel objectif de chiffre d’affaires en forte hausse, porté par les plans d’investissement massifs des grands groupes technologiques dans les puces d’IA.

  • Le marché d’options price un mouvement d’environ 7–8% du titre dans un sens ou dans l’autre (sic!) après la publication, ce qui en fait un événement systémique pour tout le segment IA/semi‑conducteurs.

Lecture rapide pour l’investisseur

  • En haut de cycle, la performance vient d’un noyau dur : Asie hors Chine, techno‑IA, data centers ; la dispersion élevée plaide pour une exposition mesurée à ces thèmes, complétée par des poches plus défensives (Suisse, dividendes de qualité).

  • La baisse de l’énergie et des métaux précieux, combinée à des cryptos encore volatiles, rappelle que les « hedges » classiques sont moins évidents ; le principal risque à court terme reste une déception sur Nvidia qui déclencherait une prise de bénéfices plus large sur l’IA.

Quelques chiffres

  • 5% : Seuls 5% des 800 à 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires d'OpenAI sont des abonnés payants. Une audience massive, des revenus par tête particulièrement faibles.

  • 8,4× : L'écart de monétisation entre les deux leaders de l'IA est saisissant : Anthropic génère environ 211$ par utilisateur mensuel, contre ~25$ pour OpenAI, soit un ratio de près de 1 à 8 en faveur du modèle B2B d'Anthropic.

  • 60% : 60% des adultes américains ont désormais une opinion défavorable d'Israël, en hausse de près de 20% depuis 2022. La fracture s'accélère chez les moins de 50 ans et traverse les deux partis (Républicains, Démocrates).

Editorial

Sommes nous tous manipulés ?

Sur la couverture, ils marchent sur une plage, doigts entrelacés, lumière dorée. Lui, enfant de Seine-Saint-Denis devenu favori des sondages, elle, princesse de Bourbon des Deux-Siciles, héritière d’un royaume disparu. En un seul cliché, tout est posé : le tribun « antisystème » et la jeune femme du gotha, la France populaire et les palais italiens.

Les Deux-Siciles, autrefois, c’était Naples, Palerme, un vrai État avalé par l’Italie unifiée au XIXe siècle. Aujourd’hui, il n’en reste que des titres disputés, des ordres de chevalerie privés et un imaginaire de bal de cour que la famille entretient avec soin. Maria Carolina grandit dans ce décor, entre Monaco, soirées de charité et présence très visible sur les réseaux. Pendant ce temps, dans l’indifférence générale, la nécropole royale de Saint-Denis aligne sous ses voûtes gothiques les gisants de 43 rois et 32 reines de France, dépouillés de leurs corps par la Révolution puis rassemblés dans un ossuaire anonyme. C’est là que Jordan Bardella a passé une partie de son enfance, dans la cité Gabriel-Péri, qu’il invoque sans cesse pour nourrir son récit de « banlieue ». Et c’est encore là qu’un autre enfant des quartiers populaires, Bally Bagayoko, élu dès le premier tour sous l’étiquette LFI, administre désormais la ville au nom des luttes sociales. Il y a dans ce croisement quelque chose de vertigineux : un candidat national qui raconte la banlieue, une princesse qui porte le nom des anciens souverains, une basilique qui garde leurs tombes, et, entre les deux, un maire d’extrême gauche qui revendique l’héritage des anonymes.

Monaco, terre d’accueil des Bourbon des Deux-Siciles. C’est là que la princesse Stéphanie de Monaco, en son temps, s’est jetée sous la lumière des projecteurs : chansons, podiums, romances avec garde du corps ou artiste de cirque, maillots fluo, parfums capiteux. Elle a été la chouchou des tabloïds des années 80 et 90, incarnation d’une princesse qui refuse les codes, quitte à tout exposer et à tout payer, y compris ses divorces et ses blessures. Avec le recul, elle est devenue une image d’époque, rangée au même rayon que les tubes de Patrick Juvet ou de Jeanne Mas : ce que l’on jugeait vulgaire devient nostalgique. Chez Stéphanie, aucun calcul, seulement la volonté de vivre libre et quelques déchirures mal cicatrisées.

Trente ans plus tard, le couple Bardella–Bourbon arrive dans un monde où la frontière entre vie privée subie et vie privée orchestrée est devenue très mince. Les rumeurs circulaient déjà; la « révélation » ne vient pas d’une photo volée, mais d’une Une de Paris Match, propriété de Vincent Bolloré, avec une série de scènes soigneusement choisies. Le Monde raconte les hésitations autour des paparazzis, la volonté de reprendre la main, la manière dont cette officialisation s’inscrit dans un calendrier politique très calculé. Un média critique parle même d’une séquence « savamment orchestrée » où l’amour, l’image et la stratégie se confondent.

Sommes-nous manipulés ? La question n’est pas absurde. Pour Bardella, s’afficher avec une princesse adoucit son image, rassure une partie des élites, donne à son éventuelle présidence un parfum de roman national. Il y a du Bel-Ami chez Jordan. Si une aristocrate qui a tout peut être séduite par un fils de femme de ménage, alors pourquoi pas nous, simples électeurs. Pour elle, passer d’influenceuse aristocratique à compagne d’un possible chef d’État démultiplie son audience et redonne un rôle politique symbolique à une dynastie sans royaume. Les électeurs, eux, reçoivent un feuilleton complet : la réussite sociale, le château, la plage, la promesse que tout cela reste « proche du peuple », aux éditions Arlequin.

Si j’étais conseiller en communication, aurais-je pu proposer une idée pareille ? Probablement pas dans ces termes, mais je vois l’intérêt : un récit où chacun gagne quelque chose, et où la vie privée devient un outil de campagne parmi d’autres. Un discours se commente une journée; une image de plage, avec princesse et dirigeant souriant, se partage, se détourne, s’imprime dans la mémoire pendant des années. Aujourd’hui, le récit domine tout le reste : une bonne histoire d’amour vaut mieux qu’un long programme, et le couple que forment Bardella et Maria Carolina n’échappe pas à cette règle. La ligne rouge, en réalité, n’est plus du côté des acteurs, mais du côté de notre regard : à partir de quand décidons-nous de ne plus confondre information et roman-photo ?

Recevez le premier et le troisième mercredi de chaque mois quelques reflexions sur les marchés financiers (mais pas seulement).

Si vous appréciez cette newsletter, merci de la faire suivre.

Tendances

Les résidences “brandées”

Mandarin Oriental, Four Seasons, Six Senses, YOO, Armani, Missoni : en 2026, ces noms ne sont plus seulement sur des hôtels ou des podiums, mais sur les boîtes aux lettres de résidences privées dans toute l’Europe. Selon Savills, ces résidences « brandées » forment désormais une classe d’actifs à part entière, avec plus de 140 programmes livrés fin 2025 et plus de 300 attendus d’ici 2032.

L’Europe, petit continent et grand terrain de jeu

L’Europe est l’un des marchés les plus avancés pour les résidences de marque, juste derrière l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique. À mesure que le reste du monde accélère, elle ne représentera plus que 16% des projets mondiaux en 2032, mais son stock aura plus que doublé, de 141 à plus de 300 programmes.
La carte se redessine rapidement. La Turquie doit passer de 22 à 44 résidences de marque en cinq ans, tandis que l’Espagne (36 projets livrés ou en pipeline) et le Portugal (33) dépassent le Royaume‑Uni en nombre total de projets. Londres reste néanmoins la ville phare, devant Istanbul, Lisbonne, Madrid et Athènes, toutes avec des pipelines supérieurs à leur stock actuel.

Rat des villes ou rat des champs

Jusqu’ici, l’offre européenne se partageait presque à parts égales entre ville et resort, 49% urbain et 51% en station. D’ici 2032, 65% des résidences de marque se situeront en resort, le long des côtes méditerranéennes ou dans les Alpes, illustrant l’essor de la « maison de deux heures », facilement accessible depuis le domicile principal.
Les grandes capitales restent difficiles à développer en raison du foncier rare et des contraintes patrimoniales, ce qui renforce la valeur des rares adresses nouvelles, comme le premier projet à Paris. À l’inverse, les resorts combinant résidences et services hôteliers permettent d’étendre l’usage sur douze mois, ce qui sécurise les revenus comme la revente.

Logos, prime de 38% et discipline patrimoniale

Marriott domine le paysage hôtelier européen avec 37 projets, Accor détient le pipeline le plus fourni, tandis que Radisson monte en puissance. Mandarin Oriental passera de 5 à 18 résidences opérationnelles d’ici 2032, Radisson Blu atteindra 12, et Four Seasons comme Six Senses multiplient les implantations alpines, rurales, balnéaires et urbaines.
Les marques design et mode structurent le versant non‑hôtel : YOO totalise 16 projets livrés et 9 en développement, Ando Living s’impose au Portugal, tandis que Pininfarina, Fendi et Nobu accélèrent. L’ensemble de cet univers se traduit par une prime de prix moyenne de 33% au niveau mondial et de 38% en Europe, en forte hausse par rapport aux 29% de l’année précédente, surtout dans le segment luxe qui représentait déjà la moitié des livraisons en 2025.

Pour un investisseur privé, la vraie question n’est donc pas « quelle marque ? », mais « dans quel lieu, avec quel opérateur, pour quelle liquidité à dix ans ? ». Le rapport rappelle que, malgré leur ADN hôtelier, ces résidences restent d’abord un produit immobilier, où la règle reste la même : emplacement, qualité de gestion, profondeur de marché. Bien choisie, une résidence de marque peut être une « maison de deux heures » pour la famille et un actif différenciant dans un portefeuille immobilier diversifié, à condition d’accepter la prime de 30–40% en connaissance de cause.

Dis donc, mon vieux, sais-tu que tu as vraiment du succès auprès des femmes? Il faut soigner ça. Ca peut te mener loin… C’est encore par elles qu’on arrive le plus vite.

Guy de Maupassant (Charles Forestier dans Bel Ami)

Devrions-nous travailler ensemble

Fondée en 2004, B-R & H Finance SA est une entité suisse spécialisée dans la gestion de patrimoines. Nous proposons une gamme complète de services et de conseils en investissements, personnalisés et indépendants. Sous la réglementation de SO-Fit et avec l'agrément de la FINMA, nous sommes également membres de l'ASG (Association Suisse des Gérants de Patrimoine Indépendants) et travaillons avec des banques dépositaires de premier plan.

Chez B-R & H Finance, nous croyons que la gestion de patrimoine va bien au-delà des chiffres. C'est une histoire de confiance, de compréhension et de relations humaines. Nous nous engageons à offrir un service sur mesure qui reflète vos valeurs et vos ambitions. La sérénité, la sécurité et la prospérité sont au cœur de notre mission.

Programmes d’affiliation et articles sponsorisés : Veuillez noter que, bien que nous nous efforcions de fournir des informations précises et à jour, nous ne sommes pas responsables du contenu des sites externes référencés dans nos articles, rapports ou tout autre matériel. Certains liens peuvent vous diriger vers des programmes d'affiliation ou des articles sponsorisés, qui seront indiqués par un astérisque (*). Nous ne gérons ni ne cautionnons les pratiques de confidentialité, le contenu ou les politiques de ces sites tiers. Nous vous encourageons à lire attentivement les politiques de confidentialité et les termes et conditions de ces sites avant tout engagement.

Avertissement : Ce bulletin d'information est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement, une recommandation, une offre ou une sollicitation pour acheter ou vendre des titres ou adopter une stratégie d'investissement. Les informations, opinions et analyses présentées ici sont basées sur des sources considérées comme fiables et sont exprimées de bonne foi, mais aucune garantie, explicite ou implicite, n'est donnée quant à leur exactitude, exhaustivité ou fiabilité. Les investissements en bourse sont soumis à des risques de marché et d'autres risques et il n'est pas garanti que les objectifs d'investissement seront atteints. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Continuer la lecture